L’Unsa gagne du terrain dans l’industrie

La dernière mesure de la représentativité syndicale n’est pas que nationale, elle concerne également le poids des syndicats à l’intérieur des branches professionnelles. L’Unsa fait une percée dans les branches industrielles, tandis que la CFTC ne sera plus représentative dans plusieurs d’entre elles.

Syndicats et patronat de certaines branches industrielles vont voir arriver un petit nouveau à la table des négociations : l’’Unsa. Lors de la récente mesure de la représentativité syndicale nationale, le syndicat n’a pas réussi à passer la barre de 8% des suffrages et ne sera donc pas représentatif, mais il progresse, passant de 4,26% à 5,35%.

En revanche, il devient représentatif dans 86 branches (sur 458) au lieu de 58 jusque-là, dont 18 branches de l’industrie ou de la construction, contre 5 auparavant. Déjà présente à la table des négociations dans l’industrie pharmaceutique (9,9% des voix selon le décompte 2017) et deux branches du verre (mécanique, artisanal), l’Union nationale des syndicats autonomes fait une percée dans les industries du pétrole (8,4%), chez les ouvriers des TPE du bâtiment (9%) et dans deux branches territoriales de la métallurgie (Aube, Haut-Rhin), qui en compte 76. Toutes branches de la métallurgie confondues, l’Unsa ne pèse que 2,77% selon ses calculs provisoires. Dans la chimie, elle progresse d’un point (3,2%).

L’UNSA réussit son implantation chez PSA Poissy

« Nous sommes sur le pont pour nous implanter dans des entreprises de taille importante, comme PSA Poissy où nous venons d’obtenir 10% des voix alors que la section syndicale n’a que six mois, explique Guillaume Trichard, secrétaire général de l’Unsa Industrie et construction. Chez Lacoste, dans l’industrie textile, l’Unsa a obtenu plus de 67% des voix ! » Autant d’élections qui se sont tenues en 2017 et compteront pour la prochaine pesée syndicale, dans quatre ans.
Les autres confédérations syndicales en sont plutôt à compter les places perdues. En effet, une nouvelle règle ne permet plus à une organisation représentative au niveau national de l’être automatiquement dans les branches. Elle doit y avoir obtenu au moins 8% des voix, comme au niveau national. Du coup, la CFDT perd sa représentativité dans 40 branches (mais reste présente dans toutes celles de plus de 50 000 salariés), la CGT dans 48 d’entre elles, Force ouvrière dans 109, la CFE-CGC dans 156…

La CFTC perd la métallurgie et la chimie

C’est la CFTC qui y laisse le plus de plumes, perdant la moitié des 458 branches où elle était présente. Parmi les grosses pertes du syndicat chrétien, figurent la métallurgie, où les organisations représentatives ne seront plus que quatre, les industries électriques et gazières, et l’industrie de la chimie. Annoncée absente du secteur de l’intérim suite à une erreur, la CFTC devrait finalement y être représentative.

Ces décomptes doivent être validés par l’administration, qui ne publiera les arrêtés de représentativité qu’entre juin et septembre, a annoncé le dernier conseil des ministres. Le poids « relatif » de chaque syndicat – son poids parmi les seules organisations représentatives – déterminera les nouveaux équilibres permettant de signer des accords de branche ou de s’y opposer.

Pour en savoir plus, cliquez sur notre source : L’USINE NOUVELLE

 

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