EDITORIAL

L’édito de la secrétaire de l’UNSA INDUSTRIE TEXTILE & Activités Connexes (Syndicat autonome national)

Les temps sont durs !!! Je discutais avec un de nos adhérents et ce qu’il en est ressorti m’est apparu assez intéressant car ses propos incitent au débat. Un peu comme un « micro-trottoir »  j’ai pris le temps de le retranscrire ici. Voici en substance ce qu’il me disait :

hqdefault- 180La France va bien paraît-il ? OK les chiffres du chômage sont en baisses et les investissements dans les entreprises repartent.

Mais les français semblent ne pas ressentir directement les effets de ce « ça va mieux » et pour cause :

Les centaines de milliers de personnes dans les rues sous la houlette d’une CGT radicalisée qui ne sait plus quoi faire pour récupérer sa place de leader des syndicats français, en passe d’être raflée par la CFDT, vient ternir les bonnes nouvelles. Quelqu’un peut-il leur dire que le communisme est mort depuis belle Lurette et que le monde change ? Même la Chine n’est plus communiste c’est dire…De même, quelqu’un pourrait-il leur souffler dans l’oreille qu’un syndicat est d’abord une organisme pour défendre des salariés et pas un parti politique ? Il n’est pas dans nos habitudes de casser du sucre sur le dos des « copains » mais là, trop c’est trop … Tous les syndicats se désolidarisent des actions CGTistes et pour cause : personne ne souhaite être instrumentalisé et encore mois servir de caution à une propagande destinées à redorer le seul blason de la centrale syndicale communiste. Il est loin le temps où la CGT était un vrai syndicat pour la défense du salarié. Depuis… beaucoup de mécontents s’en sont allé pour créé leur propre organisation s’yndicales.

A ce propos nous vous renvoyons à ces articles :

Et si vous avez du temps, en fin de cet édito, visionnez ces trois vidéos très intéressantes.

Mais bon, tout ça, c’est leur affaire… et revenons à ce qui nous préoccupe…

La nôtre à l’UNSA TEXTILE c’est d’être cohérent avec l’idée qu’un syndicat ne roule pas pour lui mais pour les salariés. TOUS les salariés et peu importe qu’il soit syndiqué ou non. S’il est en souffrance dans son entreprise quelqu’en soit la taille, notre vocation est de l’aider dans un premier temps. L’UNSA est constituée de syndicats autonomes et la politique est laissée ……. aux politiciens. Notre mission est d’apporter l’aide et le soutien aux salariés. Point barre (suivez mon regard vers ceux qui, dans la rue et autour des raffineries, ont oubliés ce pourquoi ils se battent.

Mettre la France à genoux en opposant un NON catégorique à tout, là où d’autres que l’UNSA (la CFDT par exemple) ont une démarche plus progressiste sans pour autant dire « Amen » à tout, n’est vraiment pas constructif bien au contraire. Quelle image donnons-nous :

  • de la France aux touristes (qui font tourner une industrie touristique créatrice d’emplois avec devises étrangères à la clé) avec ces débordements non maîtrisés par des syndicats indélicats et « je-m’en-foutiste » ?
  • aux fans de foot étrangers pour l’EURO à venir ?
  • aux investisseurs étrangers désireux de s’implanter en France (créant ainsi de nouveaux emplois) ?
  • des syndicats aux salariés qui finissent par nous mettre tous dans le même sac du « Je pense qu’à moi et tant pis pour le salariés » qui pour certains, déjà bien dans la galère dans la famradio29- 180ille parce que touché le chômage, ne peut se permettre de faire grève pour un oui, ou pour un non ?

Paralyser le pays n’est pas une solution ! Le dialogue avec le gouvernement était possible. Il a d’ailleurs été entamé avec d’autres syndicats tels que la CFDT et d’autres dit « progressistes » avant que les négociations ne se ferment sur le claquement de porte de la CGT. C’est d’ailleurs un sale habitude chez eux ça. Comme les ados qui ferment leur porte de chambre quand ils ne veulent pas entendre autre chose que ce qu’il veulent qu’on leur dise !

Nous sommes en 2016. L’espérance de vie a changé, le travail a changé, nos modes de vies ont changés. Nous ne sommes plus à l’époque de Germinal (comme ils aiment à le dire)… les conditions de travail n’ont plus rien à voir avec cette époque tout comme d’ailleurs notre quotidien. On a tous (ou presque) une télé, une machine à laver le linge, une voiture et j’en passe.

Tout a changé et avec ça, les réformes s’imposent telle que celles des retraites (le système mis en place ne suffit plus on est tous d’accords là-dessus). La mondialisation et le travail exporté dans les pays low-coast poussés par des actionnaires toujours soucieux d’engranger plus encore grâce à leur mise plus ou moins grosse dans nos entreprises a également changé la donne…

A nous, syndicats, de faire en sorte de ménager ET la chèvre, ET le chou. Et c’est pas en claquant la porte et en assiégeant le pays qu’on va y arriver. C’est par la négociation que les choses doivent et devront se faire. Voilà la position de l’UNSA TEXTILE. Nous n’avons jamais changé de philosophie : Négocier, négocier encore et toujours pour obtenir le meilleur sans pour autant fiche l’entreprise en danger.

Nous sommes toujours ouverts au dialogue. Il reprendra quand l’Etat sera enfin attentif à nos revendications sans les parasites sur la ligne… Allo ? Allo ? Allo ? Mince ils ne nous entendent pas : la CGT fait trop de boucan !Pas grave on sera là, et bien là quand tout ça se calmera et nous reprendrons là où nous en étions restés….

To be continued….

 

La meilleure des vidéos ! Si vous ne deviez en visionner qu’une seule ce serait celle-ci :

 


 

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